Cordélia !
Le miroir et le silence : Pourquoi j’ai dû écrire « Cordélia ! » Il est trois heures du matin. Le bleu électrique de l’écran de veille est la seule lumière qui reste dans la pièce. On nous a promis que la connexion permanente nous sauverait de la solitude. Pourtant, jamais le vide n’a semblé aussi bruyant. C’est une heure qui ne pardonne pas. Elle dépouille les discours de la journée et laisse la vérité toute nue. À trois heures du matin, personne ne fait semblant. On est seul avec le décompte des messages qu’on n’enverra pas, des visages qu’on a fait défiler sans jamais les regarder vraiment. Après quarante…



