Les enfants meurent à 12 ans
SKATEBOARD 12 ans. Le compte à rebours vers le néant. On ne va pas se mentir : la plupart des romans sur l’enfance nous vendent de la nostalgie sucrée. Les enfants meurent à 12 ans, c’est l’exact opposé. C’est une plongée brutale, sans filet, dans ce moment précis où l’innocence ne se contente pas de s’évaporer, elle explose. Pour ce livre, j’ai choisi un dispositif narratif radical : l’introspection pure à la première personne. Le voyage commence ici… Une plongée dans l’abîme de l’innocence perdue. Pourquoi ? Parce que je voulais que tu sois coincé dans la tête de Théo. C’est un vrai challenge d’écriture : tu ne sais…
Jung avait l’outil, Kierkegaard avait le courage
On ne devient pas soi-même par accident. C’est un processus d’épluchage, lent et souvent douloureux, où l’on retire un à un les masques que la société, l’éducation et nos propres peurs nous ont imposés. À travers mes deux romans, j’ai voulu cartographier ce voyage, de la fin de l’enfance jusqu’aux bureaux vitrés du monde corporate. La fin de l’enfance : le choc des archétypes Dans mon premier roman, Les enfants meurent à 12 ans, j’explorais ce moment de bascule où l’ombre jungienne commence à s’étendre. C’est l’âge où l’enfant meurt pour laisser place à l’individu, confronté pour la première fois aux stades de l’existence. On y quitte l’unité protectrice pour…





