• Silhouette d'arbres sous lune violette
    Blog,  Travel

    Kierkegaard et Jung comme boussoles contemporaines

    On ne devient pas soi-même par accident. C’est un processus d’épluchage, lent et souvent douloureux, où l’on retire un à un les masques que la société, l’éducation et nos propres peurs nous ont imposés. À travers mes deux romans, j’ai voulu cartographier ce voyage, de la fin de l’enfance jusqu’aux bureaux vitrés du monde corporate. La fin de l’enfance : le choc des archétypes Dans mon premier roman, Les enfants meurent à 12 ans, j’explorais ce moment de bascule où l’ombre jungienne commence à s’étendre. C’est l’âge où l’enfant meurt pour laisser place à l’individu, confronté pour la première fois aux stades de l’existence. On y quitte l’unité protectrice pour…

  • Livres

    Cordélia !

    Le miroir et le silence : Pourquoi j’ai dû écrire « Cordélia ! » Il est trois heures du matin. Le bleu électrique de l’écran de veille est la seule lumière qui reste dans la pièce. On nous a promis que la connexion permanente nous sauverait de la solitude. Pourtant, jamais le vide n’a semblé aussi bruyant. Après quarante ans à naviguer dans ce que j’appelle le « théâtre corporate », ce monde de transformations digitales, de workshops sans fin et de bienveillance calibrée par les départements RH, j’ai fini par voir les coutures du décor. J’ai vu comment nos outils modernes, censés nous libérer, ne font que perfectionner une…

  • Livres

    Les enfants meurent à 12 ans

    SKATEBOARD 12 ans. Le compte à rebours vers le néant. On ne va pas se mentir : la plupart des romans sur l’enfance nous vendent de la nostalgie sucrée. Les enfants meurent à 12 ans, c’est l’exact opposé. C’est une plongée brutale, sans filet, dans ce moment précis où l’innocence ne se contente pas de s’évaporer, elle explose. Pour ce livre, j’ai choisi un dispositif narratif radical : l’introspection pure à la première personne. Le voyage commence ici…   Une plongée dans l’abîme de l’innocence perdue. Pourquoi ? Parce que je voulais que tu sois coincé dans la tête de Théo. C’est un vrai challenge d’écriture : tu ne sais…